Quatrième de couverture :

Si dans les contes l’histoire s’arrête après « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », c’est précisément là que débute ce roman. Un jeune couple, une grossesse classique, quand surviennent des complications inattendues. Ce texte suit pas à pas ces heures où tout vacille. Il éclaire une réalité souvent passée sous silence : parfois la naissance n’est pas la vie.

Aborder le deuil périnatal, c’est accepter d’approcher l’intime. Ce texte tente de transcender la perte d’un nouveau-né pour aller vers l’universalité de l’expérience.

Abigail Seran nous emmène dans un voyage bouleversant avec délicatesse, sensibilité et intelligence.


Mon avis :

J’ai reçu le livre en Service Presse le 5 décembre 2025 (merci aux éditions OKAMA), et c’était une joie immense de le découvrir dans mon courrier (mon homme est témoin du sourire qu’il m’a provoqué). Le jour même, j’ai commencé quelques pages et puis j’ai dû m’arrêter, le poser pour plus tard. Je n’avais pas la force émotionnelle à ce moment là de lire le deuil d’Abigail, une femme que j’apprécie beaucoup. Décembre était difficile pour moi, je voulais me « concentrer » sur du positif, de la joie et de la douceur.

Et puis, hier jour du vernissage, je l’ai lu, d’une traite, la gorge serrée, admirative de sa force pour (d)écrire cette douleur, quelle femme courageuse, quelle grande femme. Un témoignage poignant.

Dans ce livre, Abigail décrit la douleur du deuil, ce que l’on ressent au fond de soi quand un être cher s’en va, dans son cas son enfant. Le chemin du deuil est long, il y a ces moments du présents (où notre cerveau se met en survie automatique) et puis il y a l’après, toutes ces premières fois qui, vu de l’extérieur, sont simplement le cours de la vie, mais pour une famille en deuil c’est une nouvelle vie à construire. Il y a une phrase qui m’a marquée « Désormais il faudrait réapprendre à vivre.», c’est exactement cela.

Merci Abigail pour les mots que tu as mis sur le deuil, ils m’ont fait du bien.

Je me suis demandée si je pouvait vraiment mettre un « Coup de coeur » au vu du sujet délicat, mais dans ce « Coup de coeur », il y a la force d’Abigail et son mari, il y a le chemin qu’ils ont parcouru, l’idée de se relever et de vivre après. Il y a aussi le courage de partager ses mots, ses maux intimes.


Extrait du livre :

En contre-jour, depuis ce lit d’hôpital, je les ai vus s’aligner tous les trois. A cet instant prévis, sans même pouvoir lire leurs visages dans la pénombre censée m’apaiser de cette chambre des urgences, j’ai su. Que ma vie planifiée, ma vie vécue jusqu’ici avec juste les bonnes doses d’épreuves surmontées, basculait.

Je ne leur ai pas laissé le temps de dire. Mon conjoint venait de sortir appeler nos proches pour les rassurer. Il m’était impossible d’entendre ce que nous allions devoir traverser, sans lui. Ils ont été d’accord d’attendre, le grand professeur et les deux chefs de clinique. Ils ont accepté de ressortir alors qu’il leur avait fallu du courage pour entrer dans ce box qui m’abritait depuis sept heures déjà. Ils sont repartis sans discuter, promettant de revenir quand nous serions deux pour les écouter. Ils m’ont offert un répit de façade, alors que pourtant ils avaient déjà tout dit, alors que, our moi, tout avait déjà chaviré.


Carte d’identité du livre :

Genre : TémoignageNombre de page : 128Date de sortie : 21 janvier 2026
Edition : Editions OKAMAISBN : 978-2-940658-38-1Prix :